L’unité de simulation militaire transmet son savoir au grand public

Un bois d’un peu plus d’un hectare niché quelque part entre Pont-Trambouze et La Gresle et une banderole frappée d’une tête de loup et le drapeau tricolore, c’est ici que les « Loups de guerre » ( Le Pays du 23 juillet 2015) ont installé leur tanière. Tout est prévu pour l’entraînement et la survie en milieu hostile : parcours du combattant, descente en rappel, tyrolienne. Mais la nouveauté chez ces anciens militaires, c’est qu’ils ne s’entraînent plus seulement entre eux. Ils ont désormais la volonté de s’ouvrir et de transmettre leurs techniques aux « civils ».

Sérieux et professionnalisme
C’est dans cet esprit qu’ils ont organisé un stage « Action commando » de deux jours, les 17 et 18 septembre, avec au menu, le premier jour, initiation au close-combat, au secourisme de guerre et au survivalisme. Après une nuit passée à dormir dehors, les stagiaires et leurs instructeurs ont embrayé sur une journée dédiée aux techniques de Krav-Maga (méthode d’autodéfense utilisée par les services spéciaux israéliens pour combattre au corps à corps) et au tir airsoft. « C’est un jeu de rôles grandeur réelle, explique Pascal D., instructeur boxe, mais un jeu que nous pratiquons sérieusement. » Il n’y a qu’a l’entendre s’adresser à Stéphanie ( ci-contre) pour en être convaincu : « Décompose bien tes mouvements, porte tes coups. Le mec qui est en face de toi, il est là pour t’agresser, donc tu réponds. »

« Ce n’est que le début… »
De son côté, Bruno Vigier-Lafosse, ancien gendarme mobile, ancien CRS, mais aussi instructeur secours de guerre et survivalisme, explique avec le langage fleuri des hommes du terrain la conduite à tenir en cas de blessures par balles : « Dans une situation comme celle-là, on se sort les doigts du c**, il faut un leader qui dise précisément à chacun ce qu’il doit faire : toi tu coupes du bois pour faire les supports du brancard, toi tu me trouves des vestes pour confectionner le support. ».

L’ancien policier est convaincu que l’enseignement de ces techniques à la population est, sinon obligatoire, au moins très important. « Nous ne sommes malheureusement qu’au début des attentats ou tueries de masse style Bataclan. Avec la maîtrise de ces techniques, ce sont de vies que l’on peut sauver. »